3/4 Les alternatives à l’Education nationale

En fait, pour beaucoup d’écoles hors contrat, confessionnelles ou non, il y une volonté de rompre avec la rigidité pédagogique de l’Éducation nationale et de mettre l'enfant au cœur des apprentissages, s’inspirant des expériences du mouvement de l’Éducation nouvelle. Ces préoccupations expliquent l’essor des écoles Montessori et des écoles démocratiques partout en France, y compris dans le Tarn, où cinq écoles de ce genre ont ouvert ces dernières années.

2/4 : L’enfant, maître de ses apprentissages

Le unschooling, est donc l’opposé de la pédagogie, quelle qu’elle soit. L'enfant apprend pour lui seul, sans se soucier du contrôle, de la manipulation et des attentes des adultes. En outre, il n'y a pas de morcellement des savoirs – compartimentation par disciplines, nivellement, progression linéaire préétablie – ni de hiérarchisation – primauté du français et des maths sur les arts, la couture ou la mécanique, par exemple. Toute activité, toute entreprise en vaut une autre, dès lors qu'elle intéresse l'enfant car, à travers chaque initiative, il acquiert des méta-compétences ou fonctions exécutives : écouter les autres, rechercher, se questionner, échouer, rebondir, se concentrer, persévérer...

1/4 : Rappel historique de l’instruction obligatoire en France depuis 1789

C’est à partir de la Révolution que l’État va progressivement affirmer ses prérogatives en matière d’instruction de ses concitoyens, devenant le chef d’orchestre d’un système éducatif qui finit par détrôner celui de l’Eglise. Porté par des impératifs d’ordre socio-économique, il entreprend une démocratisation de l’enseignement, d’abord dans le primaire, puis dans le secondaire et enfin dans le supérieur, sans pour autant parvenir à imposer l’école obligatoire.