Témoignage: « mon allaitement au DAL »

Voici une tétée avec un DAL:

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Ce Dispositif d’Aide à la Lactation peut servir en cas de faible prise de poids ou encore de projet de relactation. Pour plus d’informations sur le DAL ou si vous souhaitez en tester un, vous pouvez consulter notre page dédiée

Voici maintenant le témoignage d’une maman ayant allaité 10 mois avec l’aide d’un DAL:

« J’ai accouché (de mon premier enfant) en mai 2014. Alors que je souhaitais un accouchement le plus naturel possible, le travail a duré 3 jours et s’est terminé en césarienne. Même si je l’ai assez bien vécu, j’étais d’autant plus motivée pour mon allaitement !
La première tétée s’est bien déroulée, et assez tôt après la naissance de mon Ptiloup. Je me rappelle du commentaire de la sage-femme : « Il tète bien, vous n’aurez aucun souci avec votre allaitement ! ». J’étais très fière.
… Mais dès le lendemain, Ptiloup ne prenait pas assez de poids. Les sages-femmes et auxiliaires de puériculture défilaient dans ma chambre, chacune avec un conseil différent. Je commençais un peu à paniquer, d’autant plus que j’avais du mal à trouver la position.
Une sage-femme m’a conseillé un DAL pour un après-midi, avec un peu de lait artificiel, afin que Ptiloup prenne du poids (seule condition pour que nous puissions sortir de la maternité). Je ne connaissais pas ce système (qui le connaît ??) mais je me suis dit que c’était la solution la plus raisonnable : je voulais continuer mon allaitement, stimuler ma lactation, tout en gardant mon fils en bonne santé. Ptiloup était très fatigué et avait donc du mal à téter, mais il a finalement pris assez de poids pour que nous puissions rentrer.
De retour à la maison, je suis allée voir une sage-femme pour qu’elle me remontre les positions pour allaiter. Elle m’a encouragée, et a pesé Ptiloup : il ne prenait pas encore assez de poids.
Pour elle, j’avais eu un mauvais départ dans mon allaitement. Son conseil était donc de tirer mon lait, ce que j’ai fait (sans jamais trop de succès), afin de stimuler ma lactation. Je lui donnais mon lait à la seringue (avec la fatigue, j’avais complètement oublié l’existence du DAL !) J’allais la voir deux fois par semaine pour peser Ptiloup.
A la fin, il était tellement maigre qu’elle m’a crié dessus ces paroles très culpabilisantes : « Bon, maintenant, vous arrêtez vos bêtises, et en rentrant chez vous, vous passez aux biberons de lait artificiel ! ».
J’ai pris contact avec une consultante en lactation IBCLC, qui m’a conseillée et m’a fabriqué un « DAL de fortune ». Je pouvais donc complémenter à gogo mon fils de lait artificiel !
Je continuais en parallèle à tirer mon lait (en moyenne deux heures par jour), et à le lui donner avec le DAL, en plus du lait artificiel… jusqu’à ce que je sois épuisée et que mon médecin me conseille fortement d’arrêter.
J’avais pris mes petites habitudes : Ptiloup était allongé sur le coussin d’allaitement, je calais le biberon sous mon bras, et mettais la sonde dans sa bouche avec mon autre main. Je changeais la sonde toutes les deux semaines, car Ptiloup semblait la trouver inconfortable au bout de ce laps de temps.
Ptiloup avait en fait un frein de langue et un frein de lèvre trop courts, ce qui l’empêchait de téter correctement. Il a été opéré à ses 6 mois, et depuis, il tète comme un champion !
A cet âge-là, l’utilisation du DAL est devenue compliquée, car il adorait faire sortir la sonde de sa bouche, et faire des mouvements brusques : le lait se renversait par terre, et les tétées étaient interminables !
J’ai allaité avec un DAL de fortune jusqu’à ses 10 mois, âge auquel il a bien voulu se diversifier : nous avons diminué, petit à petit, les quantités de lait artificiel (de 30ml à chaque tétée, nous sommes passés à 15ml, puis une tétée sur deux, etc).
Les premiers jours sans DAL étaient juste fabuleux : je me suis alors sentie très fière de tout notre chemin parcouru.
Mon mari m’a beaucoup soutenu pour notre allaitement, et heureusement : je pense que je n’aurais pas tenu sans lui. Le reste de la famille a bien accueilli l’utilisation du DAL, même si, je pense, nous sommes passés pour des originaux ! Les grands-mères étaient très contentes de pouvoir donner du lait à leur petit-fils grâce au DAL au doigt. Si c’était à refaire, j’utiliserais le DAL (mais pas celui fabriqué maison : j’achèterais – ou louerais – un vrai DAL, car cela me parait beaucoup plus simple dans son utilisation).
Certes, les débuts ont été très compliqués, mais je pense que c’était surtout lié au fait que je tire aussi souvent mon lait !
Cela en valait bien le coup : Ptiloup a maintenant 18 mois, et il est encore allaité pour notre plus grand bonheur ! »

Merci à cette maman de Haute-Garonne pour son récit. Si vous souhaitez la contacter, écrivez-nous à libresenfantsdutarn@yahoo.fr

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Une réflexion sur “Témoignage: « mon allaitement au DAL »

  1. Très beau témoignage! Une maman très courageuse. Une fois de plus, on constate le vide abyssal de connaissances des soignants au sujet de l’allaitement.

    C’est tellement plus facile de culpabiliser les mamans!! Les problèmes de « bouche » des bébés ( frein de langue, palais creux, mauvaise position..) c’est souvent la cause d’allaitement difficile.
    Avec les mauvais conseils en deuxième 🙂

    Un article à partager.

    Aimé par 1 personne

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