Instruction hors Education nationale: de quoi parle-t-on?

Modalités de comptage: selon le discours d’Emmanuel Macron du 2 octobre 2020 et le Ministère de l’Éducation nationale, il y a en tout 12,4 millions d’élèves scolarisés en France (établissements publics et privés sous contrat et hors contrat). Au sein de cette population scolarisée, les écoles privées hors contrat (autrement dit, celles qui ne suivent pas le programme de l’Éducation nationale) représentent 74500 enfants, soit 0,60% du total de la population scolarisée. (source : www.ecoles-libres.fr )

Il y a en plus 50000 enfants instruits en famille, ce qui représente 0,40% de la population en âge d’être soumise à l’obligation d’instruction. Parmi ces enfants instruits en famille, la moitié, soit 25000, suivent les cours du CNED, c’est-à-dire le programme de l’Éducation nationale. On tombe donc à 0,20% d’enfants non soumis au programme de l’Éducation nationale.

La liberté d’instruction, à l’heure actuelle, est garantie par ce 0,80%.

Mobilisons-nous pour maintenir cette liberté d’instruction, grandement menacée par un projet de loi qui viendrait soi-disant « conforter les principes républicains » en réduisant drastiquement la possibilité de l’instruction à domicile ainsi que celle d’ouvrir des écoles hors contrat. Signer et diffuser la Pétition, contacter les élus de sa circonscription, rejoindre le groupe de travail de l’asso, WEPLI le 20-21-22 novembre, sondage national lancé par Félicia (uniquement pour les familles instruisant hors école).

Plus d’informations sur les écoles libres :

Elles ne bénéficient d’aucune subvention de l’État car elles ont choisi de ne pas suivre le programme de l’Éducation nationale. Elles concernent 74500 enfants et jeunes répartis sur 1575 établissements.

Plus d’informations sur l’IEF :

L’instruction en famille représente 50000 enfants dont 25000 au CNED (contrôlés et évalués par du personnel enseignant de l’Éducation nationale).

Les 25000 enfants restants sont très régulièrement contrôlés par divers représentants de l’État (inspecteurs de l’Edudcation nationale, enseignants, maires, assistantes sociales).

Les chiffres, pourtant des données publiques, ne sont pas connus dans le détail et ne sont pas fournis quand on en fait la demande. Impossible donc d’obtenir les chiffres des familles non-scolarisantes par commune, par département ou par région ; impossible de connaître la part des enquêtes de la mairie débouchant sur un avis défavorable ; impossible de savoir combien de premiers contrôles pédagogiques donnent lieu à un second ; impossible de connaître le nombre des injonctions de rescolarisation prononcées chaque année; impossible de savoir combien de signalements au Procureur de la République sont effectués dans des cas de suspicion de radicalisation sur des enfants instruits hors école…

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